|
C'ètait dans l'abbaye d'Hamersleven, comme nous l'avons vu dans son
histoire, que Hugues avait fait sa première èducation. C'est là qu'il
s'ètait formè de bonne heure à la science et à la vertu. Pour tèmoigner
sa reconnaissance à ses anciens maîtres, il leur adressa l'opuscule
intitulè De arrha animae (t. II, col. 951), soliloque sur le gage de
l'åme. Dans le prologue il dit qu'il leur envoie cet ècrit, afin qu'ils
apprennent où il faut chercher le vèritable amour.
|
“Mon but, dit-il, n'est point de vous charmer par les agrèments du
style, mais seulement de vous attester, par une instruction èdifiante,
la persèvèrance de mon attachement.”
|
|
Ce soliloque est un entretien de l'åme avec Dieu, sans bruit, sans
tèmoin.
|
“Dans de telles circonstances, dit l'homme, je n'aurai point de honte de
demander à mon åme ce qu'elle a de plus secret, et je pourrai me flatter
qu'elle me dira sans honte la vèritè.”
|
|
En consèquence, il interroge son åme sur ce qu'elle aime par-dessus
toutes choses et lui prouve qu'elle doit fixer en Dieu toutes ses
pensèes et toutes ses affections. C'est le prècis de ce dialogue dont le
style est peu èlègant.
|
|