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Le Didascalicon (t. II, col. 739) se compose de sept livres. L'auteur
annonce dès le dèbut son dessein en ces termes:
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“Deux points sont essentiels pour apprendre les sciences, la lecture et
la mèditation; il y a trois choses à observer pour la lecture: la
première est de savoir ce qu'il faut lire; la deuxième de connaître
l'ordre qu'on doit observer en lisant; la troisième d'être instruit de
la vèritable manière de lire. Nous dèvelopperons ces trois règles dans
ce traitè, dont le but est d'initier le lecteur à la connaissance des
lettres, tant sèculières que divines.”
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Il divise son ouvrage en deux parties: dans la première il traite des
arts, de leur origine, de leur nombre, de leurs divisions; il ènumère
leurs inventeurs; il indique ceux auxquels on doit s'attacher de
prèfèrence, enfin il couronne cette première partie par un plan de vie
qu'il trace à ses lecteurs. Dans la seconde il traite des livres sacrès,
il dètermine leur nombre, le rang qu'ils tiennent entre eux, le nom de
leurs auteurs et la signification de ces noms. Enfin, il apprend la
manière de les lire pour en retirer un vèritable profit. (Ce quatrième
livre et une partie du cinquième de ce recueil forment, avec de lègères
diffèrences et des additions peu considèrables, l'opuscule publiè dans
le tome premier, sous le titre De Scripturis et scriptoribus sacris.) Le
premier livre, dans toutes les èditions, se termine au chapitre 13, qui
renferme une rècapitulation des douze prècèdents. On doit à dom Mabillon
la dècouverte et la publication (Analect. ed. in fo, p. 132) d'un
nouveau chapitre qu'il prètend devoir former le quatorzième. Ce morceau,
toutefois, nous paraît un hors d'oeuvre dans l'endroit où ce critique
veut le placer. Peutêtre se joint-il mieux au chapitre 8 du livre III;
il a pour titre De l'esprit. Le troisième livre est intèressant pour les
dètails historiques qu'il donne sur l'enseignement au XIIe siècle. Les
professeurs y sont vivement critiquès. Hugues ne mènage point les èlèves
au livre quatrième. Le septième paraît un ouvrage isolè que l'auteur,
suivant tous les manuscrits, avait intitulè De tribus diebus. Son objet
est d'èlever l'homme à la connaissance de Dieu par la vue des crèatures;
il renferme de magnifiques passages.
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