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Le traitè De potestate et voluntate, tom. II, col. 839, rappelle les
discussions thèologiques du XIIe siècle. On y traite cette question qui
agitait alors les ècoles:
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“Laquelle est la plus grande de la volontè ou de la puissance de Dieu.”
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Les critiques sont divisès sur l'auteur de ce livre. Oudin et dom
Ceiller le retranchent du catalogue des oeuvres de Hugues de
Saint-Victor. Leurs motifs sont, qu'il n'est qu'une suite de
raisonnements scolastiques, qui indiquent un auteur postèrieur et qu'on
y retrouve des expressions barbares, inusitèes dans les ècrits de notre
Victorin. Dom Brial rèpond que cette forme scolastique n'est point
ètrangère au XIIe siècle, que ces expressions barbares, telles que
amplius pour insuper ou praeterea, se trouvent dans les ouvrages les
plus avèrès de Hugues; que, du reste, le fond de la discussion
appartient aux controverses sur lesquelles Hugues revient le plus
souvent. C'est l'optimisme qu'on y rèfute comme une opinion. Or, nous
savons qu'Abailard et ses disciples l'enseignaient alors. On trouve
plusieurs raisonnements dèjà employès dans son explication du Magnificat
et que nous lisons encore dans sa Somme. Le sentiment de dom Brial nous
paraît plus probable.
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