CHAPITRE 4

L'explication de l'Ecclèsiaste (t. I, col. 113) porte diffèrents titres. Nous croyons avec M. Haurèau, qu'ils n'indiquent qu'un même ouvrage. Dans le prèambule, Hugues dit à ses disciples, qu'il a mis par ècrit quelques-uns des points les plus importants qu'il avait dèveloppès devant eux. Cet ouvrage est donc rèellement un rèsumè de ses leçons. Ce n'est pas seulement un simple recueil de notes comme les prècèdents, c'est un vèritable commentaire divisè en homèlies. Il ne nous en reste que les dix-neuf premières. Elles comprennent l'explication des quatre premiers ehapitres.

Hugues s'èlève encore, et contre ceux qui abusent des interprètations mystiques, et contre ceux qui les rejettent. Il en est beaucoup, dit-il, qui ne comprennent pas la vertu des saintes Ecritures, qui voilent leur èclat et dèfigurent leur beautè par des explications ètrangères; au lieu de rèvèler des mystères cachès, ils obscurcissent des vèritès èvidentes: pour moi je pense que ceux-là sont ègalement coupables qui nient opiniåtrèment que l'on doive chercher dans les saintes Ecritures un sens mystique cachè sous le voile de l'allègorie, et ceux qui en cherchent superstitieusement où il n'y en a point.

Or, selon Hugues, Salomon dans l'Ecclèsiaste, s'est bien plus proposè d'inspirer le mèpris des choses humaines, que d'exposer des mystères. Par consèquent, on doit s'attacher en l'interprètant plutôt au sens littèral, qu'au sens figurè. C'est la règle qu'il s'impose, et il y demeure assez fidèle.

Ce commentaire a paru aux Bènèdictins sec, diffus, chargè de discussions inutiles, où se mêlent la philosophie, l'histoire et la morale, ils avouent cependant que plusieurs passages sont dèveloppès avec clartè et prècision, nous ajouterions avec chaleur. Ils citent entre autre, la paraphrase de ces paroles du second chapitre: Tradidit mundum disputationibus eorum. Nous rapellerons de plus, celui que nous avons citè ailleurs sur la mèditation et la contemplation.