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Il reste encore dans l'obscuritè de plusieurs bibliothèques un assez
grand nombre d'ouvrages manuscrits ornès du nom de Hugues de
Saint-Victor, qui attendent une main favorable pour les mettre au jour.
Une simple nomenclature de la plupart de ceux-ci est tout ce que nous
pouvons promettre, n'ayant pas toujours ètè à portèe d'en faire un
examen suivi.
I. Dans le manuscrit de la bibliothèque de Saint-Victor cotè no 227,
fol. 41, on voit un traitè de la Gèomètrie pratique, où l'auteur, en
commençant, dit: Practicam geometriae nostris tradere coactus sum, non
quasi novum cudens opus, sed vetera colligens dissipata.
II. Cet ouvrage, qui n'occupe que dix feuillets, est suivi d'un abrègè
de la Philosophie de Dindime: Epitome Dindimi in philosophiam. Celui-ci
est adressè à un ami ou confrère nommè Indalet, et dèbute par ces mots:
Saepe nobis, Indaleti frater, Dindimus iste noster in optimis studiis
incitamenta praebere solebat; sed nunc ecce tertius est dies ex quo
solito nobis adesse dissimulat.
III. Trois feuillets après vient un traitè de grammaire, en forme de
dialogue entre le maître, qui prend le nom de Sosthènes, et le disciple.
C'est ainsi qu'il commence: SOSTENES. Quid est grammatica? D. Grammatica
est scientia recte loquendi secundum liberalium litterarum instituta,
quae in disciplinis post litteras communes inventa, caeteris regula
facta est et origo.
IV. Dans le manuscrit 688, fol. 15, de la même bibliothèque, est un
opuscule qui a pour titre: De septem gradibus quibus pervenitur ad
sapientiam. La première phrase dèmontre que ce n'est qu'un fragment d'un
plus grand ouvrage. Elle porte: Ante omnia igitur opus est Dei timore
converti ad cognoscendam ejus voluntatem.
V. Le manuscrit 724 de la même bibliothèque renferme, 1o un opuscule
attribuè à Hugues de Saint-Victor, sous le titre, De salute animae, dont
les premières paroles sont: Quoniam in medio dolorum positi sumus, etc.
2o. Un ècrit intitulè, Hugonis De confessionibus audiendis, à la tête
duquel on lit: Cum repetes a proximo tuo rem aliquam quam tibi debet,
non ingredieris domum ut pignus auferas, sed stabis foris; et ille
proferet et dabit tibi quod habuerit (Deut. XXIV). Ex hac auctoritate
quidam magnus elicit et praedicat quod confessor non debet scrutari
pectus confitentis.
VI. Le manuscrit 816, toujours de Saint-Victor, annonce en tête, mais
d'une main rècente, que les ouvrages qu'il comprend, appartiennent à
notre auteur. Parmi ceux qui ne sont point imprimès on trouve (fol. 83)
un discours au clergè, qui a pour texte: Juda, osculo Filium hominis
tradis; un autre sermon (fol. 87) qui est intitulè, Sermo utilis. Il
roule sur ces paroles de l'Ecriture, suivant la version italique:
Sedisti ad mensam divitis, appone cultrum gutturi tuo (Prov. XXIII).
Ensuite, après un fragment de l'ouvrage des Allègories, on trouve (fol.
90) un chapitre intitulè, De unctione regum Francorum. Il y est dit ,
après avoir racontè le miracle de la sainte Ampoule apportèe à saint
Remy pour l'onction du roi Clovis, que ce même vase, grand comme une
noix mèdiocre, se conserve à l'abbaye de Saint-Remy qui est hors des
murs de Reims, qu'il demeure toujours plein, et jamais ne se vide: que
la liqueur qu'il renferme sert à oindre les rois de France lorsqu'ils se
font couronner pour la première fois; qu'après cette cèrèmonie le
nouveau monarque reste pendant une semaine entière à Reims avec les
mêmes ornements qui ont servi à son sacre; que les moines de Saint-Remy
apportent la sainte Ampoule en procession à la cathèdrale, accompagnès
d'une multitude de gens armès, et qu'ils la remportent aussitôt que
l'onction est faite; que nos rois sont regardès comme privilègiès, parce
qu'ils sont les seuls qui soient oints de l'huile cèleste; que
l'archevêque de Reims est tenu de dèfrayer le roi le jour de son sacre,
et qu'il dèpense pour cela tantô sept cents, tantôt huit cents marcs et
davantage; qu'après cela, le roi peut se faire couronner où il veut,
soit à Saint-Denis, comme il est d'usage, soit ailleurs, si les
circontances le demandent. On voit par ce dernier trait qu'on
distinguait alors le sacre du couronnement. Au fol. 91 on voit un autre
opuscule intitulè: Quaestiones et expositiones quaedam. Les premiers
mots sont: Per ea quae sumimus, potiora sumamus. Un petit traitè de
l'Incarnation tient le dernier rang dans ce manuscrit. Il commence: De
Verbi Incarnatione tractaturi, primo videamus quare solus Filius sit
incarnatus.
VII. Les manuscrits 801 et 814 prèsentent sous le nom de notre auteur
une chronique universelle avec ce titre: Artificium memoriae de tribus
maximis circumstantiis gestorum, id est personis, locis, temporibus.
L'ouvrage est plus complet dans le premier de ces deux exemplaires.
Cette chronique universelle est divisèe comme en trois parties, et
prècèdèe d'un prologue (fol. 1) qui a pour dèbut ces mots: Fili,
sapientia thesaurus est, et cor tuum arca. La première partie commence à
la crèation du monde et finit à la mort de l'empereur Auguste. Ce n'est
proprement qu'une chronologie des patriarches, des juges, des rois
d'Israël et de Juda jusqu'au roi Agrippa, à laquelle se trouve jointe
l'histoire de l'ètablissement de plusieurs empires avec les noms de
leurs souverains. L'auteur suit d'abord le calcul du texte hèbreu dans
la liste chronologique des patriarches, et ensuite il la donne suivant
le calcul des Septante. Il dècrit après cela (fol. 9) les gènèalogies de
ces mêmes patriarches et de leurs descendants; ce qui est suivi du
dènombrement des prophètes de l'Ancien et du Nouveau Testament. A ce
dènombrement, qui ne remplit que deux pages et demie, succède celui des
villes qui appartiennent à chacune des dix tribus. Vient ensuite la
division du monde en Europe, Asie et Afrique, puis la sous-division des
provinces qui composent chacune de ces parties, et les noms de leurs
villes les plus considèrables. Une suite chronologique des papes depuis
saint Pierre jusqu'à Honorè II, où la durèe de leur pontificat est
exactement marquèe, fait la seconde partie de l'ouvrage. Ce morceau est
liè avec le prècèdent par ces mots: Deinceps conabor regnorum ac regum
seriem et nomina simili ordine, quomodo ab Incarnatione Verbi usque ad
tempora nostra cucurrerunt, explicare. On y passe en revue tous les
empereurs depuis Jules Cèsar jusqu'à Michel Curopalate, et depuis ce
dernier jusqu'à Jean Porphyrogènète (celui qui a ètè nommè Calo-Jean).
Entre ces deux èpoques est placèe une chronique abrègèe des rois des
Francs depuis Priam jusqu'à Louis-le-Gros, des rois des Vandales depuis
Gensèric jusqu'à Gèlimer, des ducs de Normandie depuis Rollon jusqu'à
Henri Ier, et des rois Lombards, depuis Agelmond jusqu'au fils de
Didier. Ce morceau est terminè par un catalogue, dressè sans ordre, de
quelques anciens historiographes, dont le premier est Trogue-Pompèe, et
le dernier Victor, historien d'Afrique.
La troisième partie renferme la chronologie des empereurs d'Occident
jusqu'à Henri V, combinèe avec la suite de papes, qui finit à Honorè II.
On y marque avec soin les indictions et les annèes de Jèsus-Christ, dont
la dernière est l'an 1135.
Quoiqu'il soit certain par le tèmoignage d'Albèric de Trois-Fontaines,
et par celui de Hugues lui-même, comme nous l'avons rapportè ci-dessus,
qu'il avait composè une chronique universelle pour l'usage de ses
èlèves, nous ne craignons pas nèanmoins d'assurer que celle-ci n'est
point son ouvrage. Ce qui nous le persuade, c'est qu'aucun des passages
dela Chronique de notre auteur, citès par Albèric, ne s'y rencontre.
VII. Il faut en dire autant d'une chronique abrègèe, Chronica
abbreviata, qui remplit l'intervalle du feuillet quarante-deux au
feuillet soixante-dix-huit dans le même manuscrit. La date par où elle
finit, qui est l'an 1190, fait voir l'ignorance du copiste qui a mis
cette pièce sur le compte de Hugues de Saint-Victor. Il est à propos,
nèanmoins, d'en donner ici la notice. Le nom d'abrègèe lui convient fort
bien, puisqu'elle est renfermèe dans trente-six feuillets in-4o, parmi
lesquels il s'en trouve d'abord onze, savoir: depuis le
cinquante-troisième jusqu'au soixante-quatrième, qui font une digression
sur les principales fêtes de l'annèe, et ensuite une autre digression au
feuillet soixante-quatorze sur les cardinaux, De cardinalibus Romae.
Dans sa prècision cependant elle contient des choses dignes de remarque.
On en jugera par les traits suivants.
Sur l'an 713, parlant d'Austregile, elle dit: Austregisilus patriarcha
et primas Aquitaniae floret. Voilà une preuve de l'anciennetè de la
prètention des archevêques de Bourges. On en a vu, ci devant, une autre
du même temps à l'article de Gèrard d'Angoulême (tom. XI, p. 605).
Sur l'an 912 elle nomme ainsi les successeurs du roi Charles-le-Simple:
Post Carolum, qui cognominatus est Simplex, regnaverunt in Francia
Robertus alienus et Rodulphus alienus. Ce terme alienus ne peut
signifier autre chose sinon que Robert et Raoul ètaient ètrangers à la
maison de Charlemagne. L'auteur ne met point le roi Eudes parmi les rois
de France.
Ces paroles sur l'an 988 mèritent attention: Post eum (Ludovicum), dit
l'auteur, usurpat regnum Hugo, qui fuit nepos primi Othonis imperatoris,
qui fuit filius Henrici regis Alemanniae, qui Henricus filius fuit
Othonis Saxonum ducis. Haec propter eos scripsimus qui solent detrahere
modernis regibus Francorum, quasi non sint de genere regio procreati;
cum iste Hugo de quo superius fecimus mentionem, a quo illi
descenderunt, imperiali generi propinquus exstiterit. On voit, par ce
passage, qu'au XIIe siècle on n'avait pas encore imaginè le système qui
fait sortir de la tige de Charlemagne nos rois de la troisième race,
puisque le chroniqueur, prenant ici leur dèfense, ne relève leur origine
que du côtè des mères par lesquelles ils descendaient d'Othon premier.
S'il avait cru pouvoir les vanter ègalement par le côtè paternel, il ne
l'aurait pas omis.
Ces deux chroniques ètant ètrangères à notre auteur, dirons-nous que
celle qu'il avait composèe ne subsiste plus? Nullement: mais nous nous
contenterons d'assurer que nous l'avons inutilement cherchèe dans les
plus cèlèbres bibliothèques de France. Elle n'est point dans celle du
roi, car celle qui est annoncèe dans le catalogue de cette bibliothèque,
sous le titre de Chronicon Hugonis a Sancto Victore, no 4842, n'est
qu'un fragment de la première rèduit à huit feuillets, où manque le
commencement et la fin. On ne la trouvera pas non plus à Saint-Germain
des Près; mais on y verra la première partie de celle que nous venons de
citer, avec cette inscription: Tractatus de nominibus terrarum, et à la
marge, d'une main rècente: Hugonis a Sancto Victore. Peut-être se
rencontrerait-elle à la bibliothèque du Vatican parmi les manuscrits
d'Alexandre Petau, où l'on voit en effet un ouvrage inscrit: Hugonis a
Sancto Victore Chronicon .
VIII. Un traitè De disciplina monachorum fait partie du manuscrit 199,
dont l'ècriture semble appartenir au XIIe siècle. Le nom de Hugues, dont
il est ornè, paraît avoir ètè ajoutè après coup. L'ouvrage dèbute ainsi:
Disciplina est conversatio bona et honesta, cui parum est malum non
facere; sed studet etiam in iis quae bene agit, irreprehensibilis
apparere. Voilà ce que nous avons dècouvert à Saint-Victor.
La bibliothèque du roi contient aussi divers ècrits non imprimès de
notre auteur, diffèrents de ceux qui viennent d'être nommès.
IX. Sous le n. 2525 on trouve trois commentaires de Hugues de
Saint-Victor sur autant de livres de l'Ecriture sainte. Le premier, qui
a pour objet le Cantique des cantiques, commence par ces mots: Deus in
gradibus ejus cognoscetur. Ita dicit altera editio, ubi nostra habet:
Deus in domibus ejus cognoscetur. Le second, qui se rencontre encore au
n. 2524, roule sur l'Ecclèsiastique. Tels sont les premiers mots du
prologue: Summi regis palatium in quatuor consummatur, hoc est in
fundamento, in parietibus, in tecto et ornatu. Le troisième concerne le
livre de la Sagesse, et s'ouvre par ces termes: Fili, concupiscens
sapientiam, conserva justitiam. Ces trois commentaires, dont l'allègorie
fait le fond principal, sont très-diffus. Il y a par intervalle des
tirades de morale assez belles et quelques explications littèrales qui
ne sont pas à mèpriser.
X. Le manuscrit 3007 comprend trois ècrits de Hugues, dont les deux
premiers ont dèjà vu le jour. Le titre du premier est: Hugonis a S.
Victore liber quatuor quaestionum. Ces quatre questions roulent sur les
suites de la chute du premier homme, et forment le même ouvrage qui a
pour titre, dans un manuscrit de la bibliothèque de Saint-Germain des
Près (n. 1206): Hugonis a S. Victore epistola de praevaricatione Adae.
Il est dèdiè à un abbè qu'on ne nomme point, mais qui pourrait bien être
saint Bernard, comme une main rècente l'a mis à la marge dans le second
des deux exemplaires citès. Quoi qu'il en soit, les paroles suivantes,
qui forment le dèbut, annoncent cet abbè comme un homme d'un rare
mèrite. Novi, domine, lui dit Hugues, quod non tam necessitas quam
regina mentis vestrae charitas vos coegit ut de quaestione primae
praevaricationis nostrae exiguitatis responsum quaereretis. L'auteur,
entrant en matière, distingue trois ètats de l'homme, dont il nomme le
premier, qui est le nôtre, status praevaricatorius; le second, qui est
celui de l'homme avant le pèchè, status utrobitorius; le troisième, qui
est l'ètat des saints dans le ciel, status confirmatorius: distinction
qui revient, comme il le dit ensuite, à celle des mêmes ètats donnèe par
saint Augustin, non posse non peccare, posse peccare, et non posse
peccare. Son principal objet est de justifier la Providence au sujet de
la prèdestination. Il suppose, comme un principe certain, que Dieu n'a
prèdestinè parmi les hommes que le nombre nècessaire pour remplir celui
des anges qui sont tombès. Partant de cette hypothèse, il demande et
examine pourquoi Dieu a multipliè l'espèce humaine au delà de ce nombre?
Il en donne diffèrentes raisons philosophiques, qu'il serait trop long
de rapporter. L'ouvrage est plein d'une logique très-subtile, mais
incapable toutefois de lever le voile d'une question impènètrable à
l'esprit humain.
XI. Le manuscrit 2049 renferme un ècrit intitulè: Hugo de Sacrificio
offerendo. Les mots par où il commence sont: Quid retribuam Domino pro
omnibus quae retribuit mihi? Indicabo tibi, homo, quid sit bonum, et
quid Dominus requirat a te.
XII. Hugonis sententia de corpore et sanguine Domini; c'est le titre
d'un ècrit qui se rencontre au n. 2531. L'auteur entame par ces termes:
Quoniam tota humana natura in anima et corpore corrupta erat, oportuit
ut Christus qui venerat utramque liberare, uniretur utrique, ut anima
per animam, corpus per corpus competenter liberarentur.
XIII. Une lettre en rèponse à un ami sur la vie solitaire, avec les nom
et surnom de notre auteur, fait partie du manuscrit 6785. C'est ainsi
qu'elle dèbute: Insipientem doctus provocas. Quaeris quid faciendum sit
pro eo quod in habitu religioso positus opera digna professionis tuae
non habes.
XIV. Vers la fin du même exemplaire se trouvent six livres
philosophiques de Hugues de Saint-Victor. On lit à la tête du prologue:
Omnium expetendorum prima est sapientia in qua perfecti boni fons
consistit. Le premier chapitre, ou si l'on veut le second (car il paraît
en supposer un prècèdent) commence par ces mots: Primus omnium
Pythagoras studium sapientiae philosophiam nuncupavit, maluitque
philosophos dici quam antea sophos. L'auteur divise toutes les sciences
primitives en quatre, savoir: la thèorique, la pratique ou morale, la
mècanique et la logique.
XV. Le manuscrit 3307 renferme un opuscule qui a pour titre: Hugonis a
S. Victore de disciplina, dont les premiers mots sont: Est quidam finis
bonus, et est quidam finis malus.
XVI. Hugonis confessio ad abbatem fait partie du manuscrit 2922, et
commence ainsi: Solus solitudinem cordis mei ingrediar, et cum corde meo
paulisper confabulabor.
XVII. Outre le commentaire imprimè de Hugues sur la Hièrarchie cèleste,
attribuèe à saint Denis, le manuscrit de la même bibliothèque (du roi),
cotè no 1619, renferme deux autres commentaires de notre auteur qui
n'ont point encore vu le jour: l'un sur la Hièrarchie ecclèsiastique de
ce saint, et l'autre sur ses Lettres. Cet exemplaire n'est pas unique.
On en trouve un semblable dans la bibliothèque de Saint-Martin de
Tournai ; et il est dit à la tête de celui-ci que la traduction du texte
de saint Denis est de la façon de Hugues de Saint-Victor. C'est ce qu'il
y a de meilleur; car, pour les gloses, elles ne sont pas d'une grande
utilitè.
XVIII. A la bibliothèque de Saint-Germain des Près nous avons rencontrè
sous le no 131: Hugonis a S. Victore Hexameron. C'est un traitè
philosophique et thèologique dans lequel on rèsout d'une manière fort
subtile et non moins solide les plus importantes questions sur l'ouvrage
des six jours.
XIX. Au no 1206 du même dèpôt, le traitè De praevaricatione Adae est
suivi d'un opuscule, De obedientia, pareillement attribuè à notre
auteur.
XX. La bibliothèque de Saint-Martin de Tournai conserve de Hugues de
Saint-Victor , outre les ècrits dont on a dèjà fait mention, un opuscule
qui commence par cette phrase de l'Ecriture: Homo cum in honore esset,
non intellexit.
XXI. Dans le monastère des Dunes et dans celui de Liessies se trouve
Hugonis a S. Victore liber de musica .
XXII. A la bibliothèque des chanoines règuliers de Corsendonq, en
Flandre, on voit: 1o Gnothosolitos M. Hugonis a S. Victore, qui commence
par ces mots: Nostis charissimi; 2o un autre ouvrage du même, dont les
premières paroles sont: Ejus inspirante gratia .
Nous terminerons ici cette nomenclature, qu'il nous serait facile de
pousser plus loin, si nous voulions copier les catalogues des
diffèrentes bibliothèques de l'Europe. Mais nous pensons que nos
lecteurs nous dispenseront de ce travail, qui ne pourrait leur offrir
rien de certain, attendu que les mêmes ècrits de Hugues portent souvent
divers titres en divers manuscrits.
Nous eussions bien souhaitè pouvoir rencontrer dans nos recherches la
grande lettre de notre auteur à saint Bernard sur le baptême, à laquelle
ce saint fit la rèponse que nous avons parmi ses oeuvres. La pensèe de
Hugues, ou plutôt de celui pour lequel il consultait le saint, ètait que
le voeu du baptême, à prendre les paroles de Jèsus-Christ à la lettre,
ne suffisait pas pour le salut. On peut voir dans saint Bernard la
solution lumineuse qu'il donne à cette difficultè .
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